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Chroniques de La forme du vent

post a comment | posted Jun 7




"Dropping much of instrumental music's obsession with effects pedals, the band plays with a sound that is refreshingly bare and open, which works well with its curiously unsettling melodies and rhythms. Throughout the record, the power of repetition is used to instill a sense of creeping dread in the listener; the simple, cyclical, insistent riff of "Dunn" is augmented by quieter moments where the disconcerting sound of a man crying out in terror are matched with a sinisterly inaudible vocal sample"

The Silent Ballet, par Kris Ilic, Septembre 2007


"La Diagonale du Fou joue un rock hybride, instrumental, couillu on peut dire - mâtiné de samples ou s'entrecroisent gémissements et bruits bizarroïdes: et si au niveau des structures et des enchaînements, on est très proche du math-rock, les paysages sonores qu'explore le trio seraient plutôt à rapprocher d'un hardcore sombre et déjanté: l'ombre des premiers Primus n'est jamais très loin."

Dark Globe, par Lionel, Septembre 2007


"Ce trio de la région parisienne présente là sa deuxième démo six titres...qui sonne comme un premier album. Mélange de rock progressif, de post rock anguleux et de choses plus heavy La Diagonale Du fou n'est pas loin du troisième album de Pelican, aux Tourangeaux de Spam, voir d'Explosion In The Sky en plus noise rock (??)..."

STNT, par Greg, mai 2007


"Le trio parisien fait en effet preuve d'une grande maîtrise, tant dans l'instrumentation que dans la structure de ses compos, passant d'une ambiance à une autre de façon très naturelle, d'une atmosphère métal à un plan post-rock plus apaisé. Du post-rock, il tiré la sérénité et le côté délicieusement hypnotique des thèmes répétés à l'infini, et du rock lourd, il exploite habilement la puissance pour la mélanger avec bonheur à ces parties plus légères. "

Muzzart, par A good day for a trip, février 2007


" La Forme Du Vent a en effet plusieurs niveaux de lecture... le terme le mieux approprié serait « plusieurs niveaux d'écoute » dans le cas présent. Tout d'abord il y a l'écoute distraite, celle durant laquelle les six titres de l'EP défilent d'une seule traite en nous donnant l'impression de former un gros bloc monolithique dont les formes géométriques seraient réduites à leur plus simple expression. Mais il y a ensuite la véritable écoute, celle où l'on ne se contente pas d'entendre, celle où l'on s'investit réellement dans l'interaction que l'on a avec notre interlocuteur. "

IMM3MORIA, Chocostyle, janvier 2007


" La construction méticuleuse des morceaux, se déployant sur le scénario prévisible de la lente montée en puissance, emprunte ce tic au post rock tout en sonnant diablement plus métal. Nuancée et délicate, cette musique n'est pas dépourvue de couleurs malgré l'absence de véritables solii. Un bien ou un mal ? On verra plus tard. Et si on a droit à quelques rares riffs appuyés, si de toute évidence le groupe prend du plaisir à alterner thèmes et tempi différents afin de soigner leurs contrastes, de manière générale, on dira que nos parisiens privilégient avant toute chose la création d'atmosphères qui se veulent prenantes, tendues, obsédantes."

Guts Of Darkness, Progmonster, janvier 2007


" Simplement, il s'agit d'un des chaînons manquants entre le prog rock et du post rock. Cette assertion, au risque de faire jaser, se vérifie par l'influence qui plane de façon diffuse sur tout l'album : King Crimson. Les amateurs du « tout-cloisonnement » et de la classification musicale à tout crin en sont quittes pour de puissants maux de tête. Entièrement instrumental, La Forme du Vent est l'exemple type d'album jouant sur les ambiances (forcément à tendance sombre dans ce cas) et sur les tensions plutôt que sur l'esbroufe et la démonstration technique, dans un registre assez orienté metal. "

Progressia, Jean-Daniel Kleisl, décembre 2006


" Si la forme du vent n'apparaît que dans ce qu'il déracine, la forme de la musique, elle, apparaît dans sa matière. Et, ici, moins dans le style -- qui, c'est certain, en rebutera plus d'un -- que dans ce qu'on en fait. La composition avec ces éléments de style, l'agencement des parties, la fabrication de dynamiques élaborées. Or, en cette matière, c'est un fait, LDDF excelle car, ses membres, réduits au minimum du trio guitare-basse-batterie parviennent à imposer leur identité au-delà des genres, des styles perceptibles. "

D-Mute, Jérôme O., novembre 2006


" La diagonale du fou impose le paradoxe bien vivant de sa musique à la fois hyper-appliquée et tout à fait fiévreuse. Fiévreuse - comme un bouillonnement, comme un geyser mis en équation, une leçon de géothermique théorique dérisoire, à flanc même du volcan en pleine éruption ; fiévreuse - comme l'indolence opiacée d'une rêverie baudelairienne, où plane un malaise dont on ne sait s'extraire.
Avec un goût pour l'exploitation jusqu'au-boutiste de ses plans et contre-plans, la diagonale du fou n'hésite pas à remonter ses manches et plonger jusqu'au cou dans des compositions faussement simples, aussi sincères que saturées, qui porte en elles la nostalgie de pays lointains, mystérieux. "

Froggy's Delight, Cédric C., octobre 2006

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